Sous le soleil de Mexico

Mexico

Premier jour, samedi 17/11

Notre premier jour : très long, surement le plus long puisqu’avec le décalage horaire, une journée a pris la proportion de 28 heures !
De Bruxelles, nous prenons le TGV (en première classe) pour nous rendre à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris. Le transit, assez court dans ce fameux terminal 2E, nous vaut quelques petits suspenses. Il se traduit par une course à travers les vastes halls de l’aéroport pour monter de justesse dans notre avion, qui n’attendait plus que nous… sauf Madame Anbergen qui, à cause de quelques problèmes d’organisation au niveau d’Air France, ne peut pas embarquer, mais heureusement réussit à s’enregistrer pour le vol suivant.
Nous atteignons enfin, après 11 heures de vol, le sol mexicain et nous nous rendons en taxi à l’Amigos Hotel en compagnie des délégations luxembourgeoise et italienne.
Après la découverte de ce petit hôtel bien sympathique, l’installation de nos effets personnels et les provisions en eau, nous sombrons dans un sommeil immédiat.

Deuxième jour, dimanche 18/11

Au réveil très matinal, toujours en phase avec l’horloge européenne, nous montons en terrasse pour profiter de nos premiers rayons de soleil et prendre le petit déjeuner composé de céréales, pastèque et œufs. Madame Anbergen est arrivée à l’hôtel durant la nuit.
Les visites démarrent et s’organisent avec nos amis du Luxembourg, de Lettonie et d’Italie ! Nous suivons Antoine, devenu notre guide, et découvrons tout d’abord les métros de Mexico pour nous rendre à Xochimilco, ballade en chalupas (=chaloupe) sur un lac qui devient presque un marché flottant : les marchands, sur leur barque, passent de bateau en bateau pour vendre tacos, sombreros, ponchos, … Nous dînons de spécialités mexicaines à bord de notre embarcation dans ce cadre tout à fait verdoyant !
De retour au centre de la ville, nous pouvons admirer la Grand’ Place de Mexico City, appelée
El Zocalo ou Place de la Constitution, troisième plus grande place au monde, avec, planté en son centre, le drapeau le plus grand au monde. Elle est bordée par la Cathédrale Métropolitaine, la plus grande d’Amérique, et le Palais National.
La nuit tombe déjà, nous apercevons le Templo Major et nous nous rendons à un restaurant pour gouter aux spécialités : cactus, tacos, haricots et piments !

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Grand’ Place de Mexico City : El Zocalo ou Place de la Constitution

Troisième jour, lundi 19/11

Nous partons très tôt ce matin car notre guide, Lombrico, nous emmène visiter en premier lieu la place des trois cultures. Sous un soleil déjà tapant, au pied d’une cathédrale construite par les Conquistadores et au milieu des vestiges du temple, nous l’écoutons raconter le procédé des sacrifices des Aztèques, comment ces derniers ont rapetissé lorsqu’ils ont dû changer leur régime alimentaire sous l’occupation espagnole.
Les visites se poursuivent à la Basilique de Guadalupe. La ville de Mexico était à l’origine un grand lac, les sols sont marécageux et donc instables. C’est ainsi que nous pouvons observer une inclinaison de façade sur tous les anciens bâtiments.
Nous montons les cents marches qui mènent à un temple pour prendre un peu de hauteur.
Cela nous offre une magnifique vue panoramique sur toute la ville de Mexico située au pied des montagnes aux sommets enneigés et en arrière plan, le volcan que l’on peut encore apercevoir à cette époque de l’année car la pollution n’y est pas encore trop importante.
A présent direction le site préhispanique de Teotihuacan. Nous traversons l’agglomération de la capitale où vivent plus de 20 millions de personnes à flanc de montagne. Nous dégustons tout d’abord un copieux diner, suivi d’une démonstration d’anciennes pratiques à partir d’un cactus spécifique du Mexique : l’agave. On peut en obtenir facilement des fibres qui servaient de parchemins ou qu’on utilisait pour les vêtements. Leur coloration se faisait avec des pétales de roses pour la couleur rouge, de calcaire pour le bleu, de camomille pour le jaune… C’est également à partir de ce cactus qu’on l’on produit la boisson la plus populaire du Mexique : la tequila. La région étant volcanique, on nous montre aussi de l’obsidienne, une roche noire vitreuse provenant de la lave.
Enfin, nous arrivons sur le site des pyramides. Situé à plus de 2000 mètres d’altitude, nous sommes à l’abri du soleil tapant, sous nos sombreros. Tant au somment de la pyramide de la Lune, que de celui de la pyramide du Soleil (la plus haute), nous pouvons admirer tout ce qui a été préservé un site magnifique classé patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Site de Teotihuacan : sur la pyramide de la Lune

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La délégation belge avec notre guide devant la Basilique de Guadalupe

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La place des trois culture

Quatrième jour, mardi 20/11

Aujourd’hui, nous reprenons le métro : nous allons visiter le musée national d’anthropologie de Mexico, impressionnant de par son architecture et sa taille.
De nombreux espaces sont consacrés aux diverses anciennes civilisations du pays dont celles des Mayas et des Aztèques.
Après le musée, nous nous dépêchons de trouver un restaurant car nous avons ensuite rendez-vous avec l’ambassadeur de Belgique. Celui ci nous explique comment fonctionne une ambassade, la situation du Mexique, comment y vivent les 2500 Belges,…
Au soir, on nous propose une activité dont les Mexicains sont fans : assister à une soirée de catch !

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Calendrier Maya au musée

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Rencontre avec l’ambassadeur de Belgique et son équipe

Puebla

Cinquième jour, mercredi 21/11

Très tôt ce matin, nous quittons la capitale avec d’autres délégations. Très fatigués, les trois heures de trajet passent inaperçues. Le paysage change : nous zigzaguons entre les montagnes et prenons de l’altitude. Voilà la ville de Puebla, beaucoup moins peuplée que celle de Mexico. Elle occupe un rôle important dans l’histoire du Mexique puisque la plupart des moments clés s’y sont joués.
Le tout nouvel hôtel La Quinta nous offre une magnifique vue sur le plateau entouré de volcans. Mais pas le temps de s’installer, une école nous attend pour un accueil chaleureux par tous les élèves : spectacle, danses, remises de cadeaux, rencontre avec les enfants, …
Après un bon repas au restaurant de l’expo, nous y installons notre matériel, le temps de trouver notre stand parmi plus de 400 autres et de faire connaissance avec nos voisins de Turquie, d’Italie, du Brésil, de la Colombie ou encore du Paraguay !
A la fin de cette longue journée, nous rentrons à l’hôtel. Un excellent souper nous attend au dernier étage de l’immeuble avec vue panoramique sur la ville illuminée.

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En compagnie d’autres délégations en partance pour Puebla

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Vue du volcan depuis l’hôtel

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Rencontre avec les élèves d’une école de Puebla

Sixième jour, jeudi 22/11

La journée commence par la cérémonie d’ouverture dans le planétarium du bâtiment en face de l’exposition.
Enfin installés, nous commençons à expliquer notre projet aux nombreux visiteurs qui sont toujours impressionnés par l’effet spectaculaire des éclairs des expériences et qui apprécient les friandises belges mises en dégustation. Nous avons la chance de retrouver les Mexicains que nous avions rencontrés lors de l’Expo-Sciences Européenne en juillet dernier à Tula, Russie. Nous nous remémorons ces moments passés, nous offrons des souvenirs et projetons de nous revoir peut-être lors d’un prochain concours !
En rentrant à l’hôtel, une petite détente à la piscine intérieure juste avant de nous rendre au souper gala organisé à l’occasion des 25ans du MILSET (Mouvement International pour les Loisirs Scientifiques Et Techniques). Une soirée qui se termine sur la piste de danse !

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Stand de l’expo

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Ca travail dur !

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Souper Gala, avec les Italiennes à notre table

Septième jour, vendredi 23/11

Après une matinée passée à l’exposition, nous démontons déjà notre stand. L’après-midi est réservée pour visiter Puebla à bord d’un car touristique : nous y voyons la forteresse grâce à laquelle les Mexicains ont pu repousser l’invasion française, son église et sa cathédrale, le tout caractérisé par une architecture espagnole coloniale qui est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous nous arrêtons au marcher pour faire quelques achats souvenirs. La soirée se rafraîchit et nous nous couvrons pour aller à la Mexican Night organisée pour tous les exposants avec danses folkloriques et mets très épicés à la mexicaine, bien sûr !

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Vue de l’ensemble de l’exposition

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Photo de groupe de toutes les délégations internationales

Huitième jour, samedi 24/11

Nous profitons du temps libre pour aller visiter Cholula, une ville située à 10km de Puebla, célèbre pour sa grande pyramide construite par différentes ethnies précolombiennes mais qui disparaît presque entièrement sous une colline d’aspect naturel au sommet de laquelle trône l’église de Nuestra Señora de los Remedios. Nous pouvons emprunter des tunnels à l’intérieur de la pyramide, puis monter au sommet pour admirer l’église et le paysage au pied du volcan Popocatepetl d’où s’échappe toujours une mince fumerolle. Nous retournons ensuite au marché pour les derniers achats.
Vient finalement la clôture de l’exposition qui commence par une longue séance photo avec tous ceux qui souhaitaient poser avec notre drapeau belge !
Le repas est servi. Au menu : tacos !
Les discours de remerciements commencent et les premières récompenses sont remises. Le cœur rempli d’émotions, nous devons déjà dire adieu à nos nouveaux et anciens amis. Il faut déjà boucler notre valise et nous terminons la soirée dans le centre ville rempli d’animations.

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Vue du volcan depuis la colline de Cholula

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Diner de la cérémonie de fermeture

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Séance photo

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Délégation belge

Neuvième jour, dimanche 25/11

C’est le jour du départ. Nous prenons la route à 11h pour rentrer en Belgique où nous arriverons le lendemain à 19h heure locale.

Nous garderons un magnifique souvenir de cette expérience très enrichissante sur le plan culturel, humain et scientifique et, visiblement, cette aventure n’est pas prête de s’arrêter !

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Les petits Mexicains de retour à l’aéroport

Remerciements

Nous remercions tout d’abord notre professeur Madame Anbergen qui est à l’origine du projet ainsi que Thomas Hembise, Mathieu Bonnaudet et Amaury Lebfèvre qui nous ont aidés à son élaboration, mais qui n’ont malheureusement pas pu nous accompagner;
Egalement Mesdames les préfètes de notre école pour leurs encouragements;
Monsieur Bouquegneau pour ses précieux conseils;
Mais aussi l’association des Anciens de l’Athénée Solvay (en particulier le président Yves Roels et M. Mazier) et la communauté française pour leurs subsides;
Les Jeunesses Scientifiques de Belgique et le MILSET, plus particulièrement Antoine Van Ruymbeke (président du MILSET Europe, notre accompagnateur et guide) ainsi que son épouse Denisa Kalužová;
Mais aussi merci à Cécile Wargnies (responsable en communication de l’usine SOLVAY) pour ses échantillons cadeaux;
Et enfin, Monsieur l’ambassadeur de Belgique à Mexico et son équipe de nous avoir reçu.
Et bien entendu, tous ceux qui nous ont aidés et encouragés tout au long de notre parcours !

Astrid Delpature, Thibaut Huygue, Me Bernadette Anbergen
Athénée Royale Ernest Solvay 17 au 25 novembre 2012

Coup de foudre pour Tula

Un coup de foudre ?

Science et moi ! Voilà le thème proposé par la maison de la laïcité de La Louvière pour le projet de concours scientifique. A la clef, un voyage à Poitiers.

Elèves de 5° de l’Athénée Royal Ernest Solvay de Charleroi , nous décidons de nous lancer dans l’aventure.
Le sujet est choisi en septembre : la foudre.

Quelques pistes sont proposées. Nous cherchons, nous nous informons ; autour du grand-père de Thomas, météorologue, nous nous réunissons, et mettons quelques idées par écrit. L’expérimentation scientifique est primordiale. Madame Anbergen, notre professeur de physique a souvent de bonnes idées… Et hop ! Le projet est en route. Le titre, « Coup de foudre ».

Qu’est-ce qu’un nuage ? Comment se forme-t-il ? Où apparait la foudre ? Qu’est-ce que la foudre ? Quels sont les dégâts provoqués par la foudre ? Pourquoi ? Faut-il en avoir peur ? Peut-on s’en protéger ? Et voilà le fil conducteur du projet qui nous mène tout droit dans le thème proposé.

Le spécialiste de la protection contre la foudre tant en Belgique qu’au niveau international, le Professeur Christian Bouquegneau, de la Faculté Polytechnique de Mons, président de la commission électrotechnique européenne de protection CENELEC – CLC TC 81X …. , auteur du livre « Doit-on craindre la Foudre ? » nous reçoit en février 2012 et nous consacre une après-midi pour expliquer certains concepts de son livre ; il nous parle de ses travaux de recherche et répond à plusieurs de nos questions. Nous sommes déjà très contents : nous considérons déjà cette rencontre comme une récompense.

Bouteilles PET et pompes servent à montrer les lois des gaz et à y fabriquer un nuage. Shampoing nacré, et encre bleue, mélangés dans de l’eau, chauffée avec une bougie, refroidie sur le dessus grâce à de la glace, montre les mouvements de convection.

Des pailles frottées avec des mouchoirs en papier pour expliquer les rudiments de l’électrostatique.

Une bobine de Ruhmkorff pour produire des éclairs ; des plaques en aluminium, des vis, pour expliquer l’effet de pointe ; de la paille de fer auquel nous mettons le feu pour montrer les dégâts, un treillis à mailles pour montrer une cage de Faraday ; une maison en lego entourée d’une cage pour parler de la protection.

Le tout agrémenté d’explications bien ficelées, nous voilà fin prêts pour participer au concours des jeunesses scientifiques de Belgique.

Le 27 avril, nous arrivons un peu stressés, mais bien à l’heure, à Tour et Taxi. Notre professeur nous avait prévenus ; il faut que le stand soit prêt, tip top à l’heure de l’ouverture : des jurys font déjà leur petit tour…

Par la même occasion, nous étions inscrits au concours « Elia Trophy » en relation avec le transport d’électricité. Qu’on ne se trompe pas : même si un coup de foudre est très puissant, il ne dure que quelques microsecondes. Si on devait faire l’effort de récupérer toute l’énergie générée par les coups de foudre touchant le sol pendant une année en Belgique, chaque habitant pourrait tout au plus faire fonctionner une lampe fluo compact pendant une heure ou deux!

Le vendredi et le samedi, les visiteurs s’amassaient autour de notre stand. Le crépitement de la bobine de Ruhmkorff attirait les curieux ; la magie des expériences opérait… Nous avions chacun une partie du projet à présenter,(même si nous connaissions tous le sujet en entier). Les présentations se faisaient par vague et souvent, nous étions tous occupés en même temps. Aucun répit! Il a fallu des litres d’eau pour étancher notre soif et le soir, nous écrasions très lourdement notre oreiller…

Toute cette énergie nous a conduits vers le premier prix d’Elia Trophy ; nous avions gagné un voyage à Londres. Et cerise sur le gâteau, il nous a été décerné le deuxième prix des JSB.

Nous attendons avec impatience le 2 juillet pour remontrer notre projet à Moscou aux Jeunesses scientifiques Europe.

Astrid Delpature, Thibaut Huyge, Amaury Lefèbvre, Mathieu Bonnaudet et Thomas Hembise

Notre week-end au Luxembourg

Quelle joie tout d’abord quand notre « prof » de sciences nous a appris qu’on nous invitait tout un week-end à Luxembourg…. !
Nous avons préféré voyager en train, car nous voulions profiter pleinement de ce voyage, tous ensemble …
Le vendredi 13 .. mai, les valises pleines de matériel scientifiques nous avons quitté la gare des Guillemins vers 14h30 et réussi à gagner la gare de Luxembourg sans encombre malgré la grève des trains à Namur.
Nous avons été accueillies par un couple d’organisateurs des jeunesses scientifiques luxembourgeoises… le mari a chargé nos multiples bagages … et à pied, avec sa femme, nous avons rejoint l’auberge de jeunesse… c’était très agréable, le soleil était présent et la ville très jolie.
L’auberge de jeunesse est très moderne, très propre et nous sommes très bien installées. Lors du repas du soir, nous faisons connaissance de l’autre groupe belge d’Ath et du groupe des français de Lille.

Le samedi matin, nous avons monté nos stands dans une grande salle bien éclairée de l’abbaye de Neumunster. Il nous a bien fallu 2 heures pour tout installer.. A midi « La magie du cristal » et « La surfusion » étaient fin prêts !
L’après midi, les groupes allemands nous avaient rejoints pour une visite de la ville. Quelques photos devant la garde du palais grand ducal … malgré un temps assez frais… La ville est très belle, les gens sont sympa … on est super contente. Et quand notre prof nous offre une crêpe aux fruits et à la crème fraîche … nous sommes aux anges !
La soirée … avec nos nouveaux amis … on regarde l’eurovision et d’une oreille on écoute les résultats du Standard … qui jouait contre Anderlecht… Tout nous sourit … le Standard gagne !

Dimanche matin, visite des casemates … avec nos nouveaux copains !
L’après midi, l’expo sciences démarre.. nous avons le plaisir d’exposer nos projets dans un pays étranger .. Les gens ont l’air très intéressé. De plus nos expériences fonctionnent super bien (mieux qu’à Liège) !
Nous avons eu droit à la photo officielle et à un certificat personnalisé … quelle fierté !
Hélas, nous devons reprendre le train vers 19h … nous échangeons nos adresses mails… et puis on nous dépose à la gare.
Le voyage en train est long … des perturbations sur les voies, nous arrivons à Liège vers 23h… Mais ce week-end est une expérience inoubliable … nous avons la tête pleine de souvenirs.
Merci à tous pour ces moments merveilleux … et … on remet çà l’an prochain.

Annaëlle, Marion, Maëlys et Fiona
Athénée de Fragnée, Liège 3

Exposciences à Pompey


Het winnen van de Frank de Winne prijs met de zonne-ontzilter liet ons toe de buitenlandse setting van het jongeren wetenschapsgebeuren te verkennen. Deze setting betrof de 10e editie Exposciences 2011 van 8 tot 9 april te Pompey1.
Op het Plateau de l’Avant-Garde. Het contrast met de wetenschapsexpo te Brussel, waar de reeds vernoemde prijs werd gewonnen, was van een aanzienlijke orde. Dit niet alleen vanwege de taalbarrière maar ook vanwege de locatie. De gehele expo leek als het ware volledig geïntegreerd in de omgeving. De reeds genoemde taalbarrière bleek lang niet zo groot als eerste gedacht. We hebben met nagenoeg alle leden van de expo gecommuniceerd over hun project en het onze. Het verkennen van alle projecten en de interactie met de andere standhouders bleek nuttiger dan het bewaken van onze eigen stand vermits het
vooral kleinere kinderen betrof de eerste dat. Deze leeftijd had weinig tot geen behoefte aan de zonne-ontzilter2. Dit werd tevens veroorzaakt door het afwezig zijn van de constructie.
Het was immers niet mogelijk deze mee te nemen op de trein.

Allefs Sander & Beirnaert Charlie

Voyage à Bratislava

L’Expo science de Bruxelles offre chaque année aux meilleurs projets la possibilité de partir en voyage dans de nombreux pays d’Europe pour participer à d’autres Expos science. Nous avons eu la chance de gagner, l’année passée un de ses prix… Et c’est ainsi qu’en ce mois de novembre, en pleine semaine d’école, nous nous sommes préparés à partir.

Ce genre de voyage renferme toujours une grande part de surprise. On s’attend à tout et en même temps à rien de spécial. On ne sait jamais vraiment ce qu’on va faire, ou bien sûr si on va aimer le faire, ni comment ça va se passer et ni si pour finir ça restera un bon souvenir. Il s’agit avant tout d’essayer d’en tirer la meilleure partie…

L’expo en elle-même fut plus particulière qu’à Bruxelles… Déjà, il y eut problème que consistait la langue, mais il y avait toujours moyen de s’arranger, que ce soit par des dessins, l’anglais évidemment, des signes assez incompréhensibles et pour les cas les plus exceptionnels, un interprète, car il y avait heureusement toujours moyen de trouver un bilingue en slovaque et anglais. L’intérêt scientifique était toujours là, et il y avait toujours des projets très intéressants, voire plus que ceux de Bruxelles. Mais c’était surtout les personnes qui représentaient la plus grande nouveauté, aussi bien les éventuels visiteurs que nos voisins de stand qui faisaient eux aussi partie de la délégation internationale, et les organisateurs de l’expo…

Car ce voyage était surtout une question de rencontres… Rencontres entre différentes personne, mais aussi cultures, modes de vie, points de vue. Et pas seulement à la fameuse et pompeuse : « cultural evening », comprenez soirée culturelle, mais tout le long du voyage… Chaperonnés tout le temps par nos chers organisateurs, de purs slovaques de Bratislava, nous observâmes une plongée assez complète dans leur monde. Nous avons eu de nombreuses sorties au restaurant, une visite guidée au centre ville et à chaque fois, on nous invita à tirer le plus grand profit de notre temps libre… Ainsi, nous avons but leur boisson nationale et préférée, du kofola (un mélange entre du coca et de la réglisse!?) mangé leurs plats locaux avec plus ou moins d’appétit, regardé leur patrimoine historique, comme le palais du président ou encore le grand château surplombant la ville, transis de froid, et bien plus encore. Sans oublier les autres membres de la délégation internationale, qu’on a au fil du temps, bien appris à connaître… Ce fut donc un voyage très agréable, qui s’est très bien passé, et dont on retiendra beaucoup je pense.

Si à la fin de cet article, vous vous dîtes que décidément, vous avez lu ce à quoi vous vous attendiez, on ne pourra pas vous répondre grand-chose… Certes ce genre de voyage se termine toujours de la même manière, et il se déroule à chaque fois pareille. On en revient inexorablement changé, enrichis, etc. Cependant, plus loin que seulement le cliché, c’est réellement une belle expérience à conseiller. Car la science, entre beaucoup de choses, a aussi le pouvoir de rassembler…

Frédéric, Andrei, Nicolas, Jie-Fang

Festivale vedy a techniky 2006

Tout a commencé il y a un an de cela, lorsque nous nous sommes retrouvés à six pour nous lancer dans la grande aventure des Jeunesses Scientifiques. C’est notre professeur de mathématique qui nous en avait parlé, restait seulement à choisir le sujet qui allait devenir notre guide. Notre dévolu tomba sur la problématique du plus court chemin. Derrière ce concept si simple en apparence, se cache tout un monde de questions plus intrigantes les unes que les autres. Un petit aperçu en est sans doute nécessaire.

Le premier cas qui nous vient à l’esprit est évidemment celui de la ligne droite. Elle constitue en effet la solution au problème lorsqu’on se place dans un plan. Mais lorsqu’on s’interroge, par exemple, sur le plus court chemin reliant deux points situés sur deux faces d’un cube, lorsqu’on ne peut pas sortir de la surface du cube, il devient alors impossible de tracer une simple ligne droite. Il faut en effet développer le cube dans le plan et travailler sur ses patrons. En essayant les différentes possibilités, on peut finalement déterminer le trajet le plus court.

Une autre situation où il est impossible de tracer une ligne droite est celle de la surface d’une sphère (la Terre par exemple). Une autre difficulté se pose aussi, c’est qu’il est impossible d’aplanir correctement une sphère. C’est pourquoi on ne peut pas se contenter de simplement tracer un trait sur un planisphère car les distances réelles n’y sont pas respectées. Pour relier deux villes en minimisant la distance parcourue, il faut en fait suivre le grand cercle qui les joint, c’est à dire le cercle dont le centre coïncide avec celui de la Terre elle-même. C’est ce qui explique qu’un avion, pour arriver au Canada depuis l’Europe, doit presque passer par le pôle Nord…

Jusqu’ici, nous avons toujours cherché à minimiser des distances. Mais il peut être intéressant de comparer le chemin le plus court avec le plus rapide ! En effet, nous allons voir que ce ne sont pas toujours les mêmes. Nous allons aussi tracer un parallèle entre le chemin le plus rapide et celui que suit la lumière…

Prenons l’exemple d’un vacancier situé sur une plage et se proposant d’atteindre une bouée à quelques dizaines de mètres de la berge. Féru de mathématiques, notre gaillard ne se contente pas de foncer directement en ligne droite vers son objectif, mais se propose de trouver le point où il doit quitter la plage pour entrer dans l’eau et commencer à nager de manière à ce qu’il arrive le plus rapidement à la bouée. Figurez-vous qu’après quelques calculs un peu fastidieux, il en conclut que le trajet le plus rapide n’est pas une ligne droite mais bien deux segments de droites ! En effet, puisque sa vitesse est plus grande sur terre qu’en mer (un homme marche plus vite qu’il ne nage), il est plus avantageux pour lui de rester plus longtemps sur la plage…
Il est intéressant ici de relier cette trajectoire optimale avec celle que suit un rayon de lumière lorsqu’il se réfracte d’un milieu à un autre. En effet, la loi de Descartes, bien connue en optique, s’applique aussi dans le cas de notre nageur !

Considérons maintenant deux points de l’espace et l’ensemble des courbes les reliant. Nous allons chercher celle sur laquelle devrait glisser une bille (soumise à la force de gravitation) de manière à ce qu’elle joigne les deux points en un temps minimal. A nouveau, il ne s’agit pas de la ligne droite, mais bien d’une cycloïde, courbe décrite par un point fixe situé sur un cercle roulant le long d’une ligne droite (la trajectoire de la pipette d’une roue de vélo par exemple).
Ici aussi, on peut faire un parallèle entre la cycloïde obtenue et le trajet de la lumière. Lorsque celle-ci se déplace dans un milieu dont la densité varie de manière constante avec la profondeur, elle suit également une cycloïde ! C’est cette propriété qui explique par exemple les mirages qui trompent bien souvent les voyageurs du désert. Ces deux similitudes entre le chemin le plus rapide et celui de la lumière ne sont en fait pas dues au hasard. En effet, elles s’accordent avec le principe de Fermat selon lequel la lumière se déplace toujours selon une trajectoire telle que le temps de parcours soit minimal.

C’est sur cette conclusion que s’arrête notre travail, mais la problématique du plus court chemin est en fait beaucoup plus vaste ! On peut par exemple étendre la question à d’autres géométries, comme celles de Lobatchevski ou de Riemann (la surface de la sphère en était un exemple) pour vous donner quelques noms. En dehors de la géométrie, on la retrouve aussi par exemple dans la théorie des graphes qui sert entre autre à minimiser le trajet parcouru pour relier plusieurs villes. Bref c’est un sujet intarissable qui ne cessera de nous étonner.

C’est avec ce projet que nous nous sommes présentés à l’Expo-Sciences des Jeunesses Scientifiques de Belgique, et c’est encore lui que nous avons partagé pendant trois jours avec de nombreux visiteurs. Bien nous en pris car au terme de l’exposition, nous avons décroché le cinquième prix et avec lui une invitation pour l’Expo-Sciences de Bratislava.

Les mois passèrent, puis vint le moment du départ, et finalement celui de l’arrivée en Slovaquie. Nous n’étions alors plus que cinq, le travail universitaire ayant retenu l’un de nous. Nous nous sommes retrouvés avec trois autres délégations, l’une venant d’Espagne, une autre de Tchéquie et la dernière de Pologne. Tous ensemble, nous avons alors eu droit à deux jours de visite à travers la ville. Ensuite, les trois jours qui suivirent, nous avons représenté notre projet, mais cette fois à des Slovaques, et tout en anglais ! Mais l’effort en valait la chandelle, un grand merci à toute l’organisation !

Nico et la chambre des secrets en Hongrie

Mon but ici n’est pas de faire un roman photo de notre voyage en Hongrie, je vais donc les omettre… Je ne vais vous expliquer que le jour de l’exposition tout en citant le fait que cette journée exposition était complétée par deux jours visites du pays et de la culture locale…

Nous sommes donc partis le mercredi 30 Mars de l’aéroport Brussels-South-Airport. Une fois arrivés sur place, nous fûmes accueillis par Mlle Judit Lugosi, responsable des délégations étrangères.
Je passerai donc les deux jours « découverte de la Hongrie » et m’attarderai sur la journée d’exposition.

En quoi consistait notre projet ?

Nico et la chambre des secrets tentait d’expliquer, ludiquement, la physique au travers de la magie et de la jonglerie, je démontrais pourquoi la fumée sortant d’une boite par un trou carré adoptait une forme de tore (un donut) ; pourquoi un bouchon en métal flottant sur de l’eau est attiré par une paille chargée en électricité statique/mon doigt alors qu’une pièce de monnaie était repoussée ; comment faire tenir un verre en équilibre sur deux autres verres écartés de 20cm au moyen d’une simple feuille de papier A4 ; comment le poids et la vitesse influencent un monocycliste et un diabolo ; comment remplir un sac plastique de 1m de long sur 10cm de diamètre en 1 seul souffle, pourquoi le poivre était repoussé quand je trempais mon doigt dans l’eau alors que quand quelqu’un d’autre le trempait, le poivre s’agglutinait… Et bien d’autres encore.
Dans les projets présentés là-bas, une personne avait visité toutes les sources de sa région et avait étudié chaque échantillon d’eau pour en dire le PH, les sels minéraux,…
Deux allemands tentaient de faire comprendre l’importance de la faune et la flore dans leur région, quand sans eux (la faune et la flore) nous ne serions pas ici ; un bulgare présentait un projet phénoménal : il avait inventé un nouveau système de production d’énergie à base d’Aluminium et de métal usagé, je ne vais pas vous donner les détails techniques car je ne suis pas très calé en chimie, mais même si j’ai pas tout compris, j’ai trouvé cela phénoménal (au risque de me répéter). Un autre groupe présentait un nouveau type de pile, chargée en quelques minutes et durant plusieurs heures.
Certains ont même reproduit un four solaire à l’intérieur de la salle d’exposition, et croyez le ou non mais cela fonctionnait, ils arrivaient à faire monter la température d’un litre d’eau à 40°C ( je ne connais plus le minutage, veuillez m’en excuser). Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un four solaire, c’est très simple, une surface parabolique reflète les rayons solaires en direction d’un point bien précis, il suffit de mettre à cet endroit un récipient peint en noir et contenant la matière à chauffer. Pourquoi du noir ? Simplement parce que le noir ne renvoit pas les rayons solaires qui permettent de chauffer la mixture. Ce même groupe expliquait aussi le fonctionnement d’une éolienne à l’aide d’un modèle réduit et de quelques vidéos…
Deux jeunes filles, Caro-Lynn et Maya, que je salue en passant, qui représentaient les Petits Débrouillards de Belgique, expérimentaient pour nous quelques expériences traitant de chimie et de physique : pourquoi de la soude dans du vinaigre crée du gaz et que se passe-t-il alors ; comment faire coller une paille en plastique au mur sans utiliser de colle, d’eau, salive ou quoi que ce soit ; elles reproduisaient la même expérience que moi avec les bouchons, et d’autres encore…
Deux jeunes espagnols nous faisaient découvrir le monde fascinant de la bionique/robotique, mais leur matériel n’étant pas complet, nous n’avons pu assister à leur démonstration.
Un jeune russe avait créé une petite bobine Tesla, un briquet électrique et quelques autres gadgets fonctionnant sur le même principe. Et expérience suprême, il passait son temps a s’envoyer des décharges dans l’index, et après avoir moi-même douté de sa santé mentale, je n’ai pu résister a l’attrait de cette expérience, en effet ce jeune homme était limite euphorique. Je dois avouer que ce n’était pas déplaisant. Qui a dit que j’étais maso ?
Un autre encore (je sais, il y’en a beaucoup d’autres), avait mis au point un système qui permettait de réduire de moitié la consommation moyenne d’un tube néon ou d’une lampe halogène, et sans avoir besoin du starter ou du tanker (pour les connaisseurs).
Une jeune demoiselle nous expliquait les principes physiques régissant le vol d’un frisbee, je n’en ai hélas pas retenu grand-chose.
Un jeune hongrois avais créé une table reprenant certaines bactéries et … Je n’irai pas plus loin de peur de dire des trucs qui n’ont rien à y voir. Il faut m’excuser, nous n’avions qu’une journée pour voir tant de projets et nous ne parlons pas tous un anglais très évolué ni ne sommes forcément calés dans telle ou telle branche.
Un groupe, que nous avons ensuite retrouvé à la WEXS, nous expliquait comment faire des explosifs –très intéressant soi dit en passant- et ont testé chacun de leurs mélanges, et ont fait des graphes où chaque mélange était classé selon sa puissance sonore, sa puissance calorifique et sa puissance motrice.
De jeunes slovaques nous expliquaient le « fonctionnement » des bulles de savon, et un peu d’optique –prendre une photo de l’intérieur d’un kaléidoscope n’est pas chose facile-

Il y’a encore quelques autres groupes que je n’ai pas décrit parce que je n’ai pas eu le temps de les visiter ou bien parce que je n’ai pas totalement compris leur projet et ne saurais donc le réexpliquer.

Nous avons terminé cette journée à l’exposition par la séance de clôture où nous avons reçu un « certificat de prestation » à la 10ème expo-science hongroise.
Le lendemain, dimanche, nous avons bénéficié de la journée pour visiter Budapest et y faire nos achats souvenirs…

Astrid et Cédric

Galice 2005

Jeudi 27 octobre 2005. Sept jeunes promus par les Jeunesses Scientifiques de Belgique prennent la direction de la Galice, Espagne. Tout est au rendez-vous…tout sauf l’avion. Trois heures de retard et une correspondance à Madrid manquée et ils arrivent enfin sur place sous une pluie battante.

Vendredi soir. Inauguration officielle après une journée de montage et de premières rencontres. Les présentations, sous forme de conférences, s’enchaînent alors du samedi au lundi. Les sujets sont aussi variés que l’âge des participants, de l’internet aux écosystèmes sous-marins, des piles électriques exposées par Liège à la création d’une entreprise présentée par La Louvière. Le fil rouge restant l’environnement. L’exposition, qui s’apparente davantage à un congrès qu’à une expo-sciences classique, est très enrichissante malgré l’obstacle que constitue la langue. Luc, notre accompagnateur, traduit les informations qu’il réussit à comprendre et le contact avec les Espagnols est facile.

Passons ensuite aux excursions. Celles-ci, aussi fructueuses que les présentations leur apprennent les mystérieuses légendes de ce pays inconnu. La Quemada par exemple, alcool flambé réalisé en l’honneur des morts, qui soit dit en passant a carbonisé un doigt de Luc. La région est également très riche en monastères, réserves naturelles, industries et ports de pêche. La journée du lundi est passée à La Corogne.

Mais revenons à l’exposition et aux nombreuses expériences ludiques présentées en parallèle aux conférences. En vrac: la création de tourbillons, d’une sonnette, de poulies, la lévitation magnétiques, les effets d’optiques et bien d’autres. Voilà, la semaine se termine. Toujours sous la pluie…

Ce récit ne vous montre pas seulement la vie de sept jeunes scientifiques dans un pays inconnu mais aussi leurs sentiments face à l’aventure… C’est-à-dire courage, bonne humeur et émerveillement.

Budapest 2005

Nous allons rapidement vous expliquer en quoi consistait le projet que nous avons présenté à l’occasion de la dixième Expo-Sciences de Bulgarie : nous tentions d’expliquer comment la magie (ou du moins certains tours) peut être démontrée par la physique et la chimie.

Trois jours avant le départ en Hongrie, Nico, nous a lâchés. Antoine et Sébastian ont alors proposé à Astrid se joindre à moi pour représenter le projet. Comme certaines de nos expériences nécessitaient un diabolo j’ai dû patienter le mardi 30 mars avant de pouvoir aller l’acheter et reprendre l’apprentissage là où je l’avais laissé, il y’a dix mois, à Dresde.

Le mercredi 31, 19h45, deux heures avant le départ de l’avion, je rejoins Astrid et Sébastian dans le hall d’entrée de l’aérogare de Charleroi. Après quelques civilités, nous nous sommes dirigés vers la douane pour le contrôle des papiers et ensuite vers le détecteur de métaux. Sébastian a eu l’occasion de montrer ses jolies chaussettes à l’entourage car ses chaussures faisaient sonner le détecteur. De même que nos ceintures. La contrôleuse n’a pas eu l’air d’apprécier ma blague sur le fait que j’allais me retrouver en slip devant tout le monde… Une fois le piège du portique passé, nous avons eu droit à quelques remarques : « Ce Zippo® n’est pas accepté en cabine », « Vous ne pouvez laisser ce CD et ce mousqueton apparents », « Cette chaîne est trop longue, vous ne pouvez la prendre en cabine ». Sébastian a donc dû se séparer de son briquet et moi de ma chaîne ainsi que de mon sac qui allait servir de contenant pour ces deux articles hautement dangereux. Après presque une heure d’attente, quelques idées sur « Comment braquer un avion avec un chargeur de GSM, une équerre aristo et un bic », et quelques plaisanteries, nous avons enfin embarqué dans l’avion. Tout de suite le courant passa bien entre Astrid et moi, heureusement car sinon bonjour l’ambiance. Mon anglais n’étant pas fameux, je lui demandai la qualité du sien, elle me répondit qu’il était bon. Elle était bien en dessous de la vérité à vrai dire. Après 1h55 de vol (selon la précision d’Astrid) et encore quelques blagues, nous avons atterris à l’aéroport international de Budapest. Judith, la responsable des délégations étrangères, nous attendait avec la délégation des « Petits débrouillards de Belgique » qui étaient dans le même vol que nous.

Pendant le voyage, durant lequel je pestai contre la taille du minibus et de l’avion, Judith, le Big Boss comme on devait l’appeler, nous fit ses recommandations pour la fin de soirée et le lendemain matin.

Ensuite, Astrid et moi sommes montés dans notre chambre où nous avons fait plus ample connaissance autour de quelques sandwiches. Après, une fois rassasiés, nous sommes partis en quête d’un jeu de cartes. Profitant de cette excuse Astrid en a lié conversation avec un hongrois qui ne parlait que hongrois, et après avoir essayé l’Anglais, l’allemand, le français, l’espagnol et même le néerlandais, nous avons étés forcé d’accepter le fait que nous n’arriverions à rien. Nous avons donc continué notre périple en direction de la chambre des petites débrouillardes, Caro-Lynn, Maya et Asma. Comme elles n’avaient aucun jeu de cartes, nous nous sommes donc incrustés histoire de faire connaissance. Après avoir discuté une petite heure nous avons étés mis à la porte et sommes retournés dans notre chambre où nous avons continué à discuter. Le lendemain matin, après un petit déjeuner vite expédié, nous sommes partis pour un voyage de deux jours à destination du lac Balaton. Pendant la première partie du voyage Astrid fit la connaissance de la délégation espagnole et de la Bulgare en les personnes de Hristo et de Nuria. Arrivés à notre première escale, une ville au nom imprononçable construite sur quatre îles, nous avons pu nous dégourdir les jambes et échanger quelques Euros en Forints (1000HUF = €4.40). Nous avons ensuite visité la ville où, comme dans beaucoup de villes de cette contrée, étaient bons nombres d’églises. Nous en avons visité une dont je me demande toujours si le plafond était en relief où n’est qu’un trompe l’œil. L’eucharistie de cette église, de style baroque selon la guide, était superbement ouvragé et contenait quelques tiroirs et boîtiers secrets. En ressortant, la guide nous fit remarquer que toutes les rues étaient parallèles et que chaque pâté de maison forme un carré. Au milieu de la plupart de ces pâtés sont formées des cours très calmes où l’on est coupé de la rumeur de la ville alentour. Tout en continuant notre chemin, nous avons rencontré les ruines d’une église qui a été convertie en mosquée sous l’empire Ottomant puis détruite à sa chute. Quelques instants plus tard, nous sommes arrivés en face d’une stèle et d’une croix. Cette stèle a été érigée en mémoire des disparus de la révolution de 1956, et la croix faite à partir d’un arbre qui poussait là. A la fin de notre visite, nous avons goûté une spécialité locale : le Làngos, une sorte de beignet en forme de crêpe et épais d’un centimètre ou deux. Après cette découverte gastronomique, nous avons repris le car à destination de notre seconde escale. Nous sommes arrivés sur les bords du lac Balaton où nous avons pu admirer le panorama. Après un petit tour de quelques minutes nous sommes entrés dans un parc au devant duquel se situait une stèle à la mémoire d’un Indien (habitant de l’inde). Je ne sais plus ce que disais cette stèle mais je me souviens qu’elle était traduite en Sanskrit. Ensuite, durant notre traversée de ce parc j’ai pu noter qu’il y’avait un très grand nombre de petites bornes avec une date et un nom, marquant la visite d’un personnage de haut rang Indien… Durant cette petite promenade j’ai encore pu faire le pitre et essayé de faire rire les autres délégations. Comme je considérais mon anglais comme pratiquement inexistant, j’utilisais un autre langage universel, l’humour…

Nous avons repris le car pour monter sur une colline des environs où se situait une église à deux clochés, église que nous avions aperçue lors de notre précédente escale. En voyant le vide bordant l’église et son petit parc, je me suis porté volontaire pour les photos souvenirs. En chemin vers le car, je liais conversation avec la délégation française : Adrien et Adnane qui présentaient un projet sur les énergies renouvelables et qui, m’ont-ils expliqués, arrivaient a faire monter la température d’un litre d’eau a 40°c a l’aide d’une simple parabole recouverte d’aluminium et ce à l’intérieur. Arrivés au car, nous en avons profité pour faire la pause goûter et pour discuter un peu avec les espagnols, et ce grâce à Astrid car ils ne parlaient pas, ou peu, anglais.

Astrid et Caro-lynn avaient appris à Hristo, un bulgare, une phrase en français, phrase qui me tapa vite sur le système. « C’est tout ce que j’ai compris » nous répétait il à longueur de journée.

Nous sommes enfin partis vers notre destination finale de la journée. Une fois arrivés, j’eut la désagréable nouvelle que j’allais partager la chambre de deux parfaits inconnus, deux tchèques, qui parlaient un aussi bon anglais que moi… Vive la compréhension, après quelques essais infructueux, nous sommes passés aux mimes, beaucoup plus évocatifs… Durant la soirée nous avions à disposition plusieurs jeux, dont deux jeux de cartes ! Je décidai d’aller m’entraîner avant qu’il ne fasse trop noir. Après un petit échauffement, j’entamai des figures plus complexes. Je voyais mon public gonfler de minutes en minutes, chose assez perturbante quand vous vous rendez compte qu’il fait trop noir et que vous risquez de vous prendre le diabolo dans la tête. Ayant déjà expérimenté cela, je préférai tourner court et rentrer jouer. En me voyant entrer, Astrid me héla et me proposa de jouer aux cartes avec elle et un bulgare, Mario. La partie, très animée et remplie de fou rire donna le ton pour le reste du séjour : je me ferais passer pour un imbécile qui crie « Stupid » sur une voix de fausset, à longueur de temps.

Le lendemain matin nous sommes partis visiter le parc national qui englobait une bonne partie du lac et de ses environs. On nous a expliqué que le lac s’était formé dans le cratère d’un volcan et que les roches que nous voyions autour de nous étaient du basalte, une roche volcanique. Après nous avoir fait lécher une pierre rouge qui restait collée à la langue, nous sommes partis vers un petit village des environs, petit village typique de cette région. De ce village, nous sommes partis à pieds vers une plaine ou siègent d’innombrables rochers. La guide fit monter six personnes sur un rocher et les fit sauter, le rocher pencha ! Il est à peine posé sur le reste du bloc nous expliqua-t-elle, ensuite vint une explication très barbante dont je vous passe les détails.

Après ce petit village et ses pierres, nous sommes allés visiter une ferme qui élevait des animaux de la région : Chien, cochon, moutons, mouton-cochons (animal très bizarre et déroutant), bisons, et l’un de mes plus grands amis : l’âne. Nous eûmes encore droit à une spécialité locale, un petit pain au choux et un autre à la viande. Après un tour sur une bascule, tout le monde compris que j’étais le plus lourd : cinq personnes sur le coté opposé au mien pour arriver à me soulever. Je reconnais qu’ils n’avaient pas vraiment réfléchi car les plus lourds étaient près de l’axe, et les plus léger étaient assis symétriquement par rapport à moi… De retour à Budapest, nous sommes allés monter nos stands en vue de l’exposition du lendemain. Quand nos stands furent montés, nous sommes allés faire un tour de la ville en car. La personne qui servi de guide est le père de Big Boss et sa traductrice officielle Français-Anglais Astrid… Le tour en ville fut très intéressant, nous avons rencontré, selon moi, la statue de la liberté Hongroise, nous avons été visiter « Le château », une des plus anciennes parties de la ville. On nous expliqua que Budapest était en fait deux villes coupées par le Danube : Buda la riche et Peste la pauvre. Après être passés devant des monuments et autres constructions superbes, dont un château importé pierre par pierre de Transylvanie, nous sommes passés au Pizza Hut du coin et ensuite repartis vers l’hôtel. Notre soirée se déroula comme telle : un entraînement au diabolo totalement inutile car certaines jeunes personnes que je ne citerai pas s’acharnaient à me faire tout rater. Avec l’aide de Sebastian, je les attrapai et me dirigeai vers la poubelle, mais Asma nous coupa dans notre élan ce qui fit que nous les déposâmes seulement dans un pot de fleur sans fleur… Je passai au bar avec Astrid histoire de nous désaltérer, et là nous avons risqué la crise cardiaque : la boisson la plus chère revenait à €0,40.

Le lendemain matin, panne de réveil, Sébastion nous réveilla à 8h20. C’est donc avec la trace des draps et des oreillers encore incrustés sur le visage que je montai dans le car. Astrid me suivi de peu. Arrivés à l’expo certains terminèrent leurs montages et nous eûmes enfin droit à la séance d’ouverture. Après une journée à tourner en rond après avoir vu tous les projets, les juges sont passés nous voir et sont partis avant la fin de nos explications pourtant aisément compréhensibles du commun des mortels. A la séance de fermeture, Sébastian eut droit à un beau livre avec plein de photos sur la Hongrie et Astrid et moi à un joli certificat nous remerciant de notre participation aux 10ème ExpoScience Hongroises.

Pendant la soirée, une fête était organisée pour toutes les délégations. Astrid dansa et hurla comme jamais, jusqu’à en perdre la voix.

Le lendemain, jour de départ, nous avons été amenés au siège du Kossuth Club où nous devions attendre le départ de la navette qui nous conduirait à l’aéroport, aux environs de 17h. Le matin nous avons été promener le long du Danube. En passant sur l’un des ponts qui l’enjambait je dis : « Oh, on dirais mes baguettes de Diabolo » et là je ne vous dit pas comment je me suis senti bête, parce que c’étaient effectivement les miennes… Après un fou rire général, nous continuâmes notre balade en direction d’une chapelle construite dans une grotte, à même la roche. Suite à une pause obligatoire décrétée par la délégation italienne durant laquelle je ne pu m’empêcher de remettre Caro-Lynn dans un des pots de fleur si tentants, nous sommes repartis en direction du Kossuth Club pour permettre à la délégation espagnole de prendre son vol… Sebastian et Maya préférèrent dormir plutôt que de nous accompagner au centre ville pour trouver quelques souvenirs. Après quelques minutes de marche, marche que je guidais, on me disais déjà : « Regarde, un magasin de souvenir ». Mais je continuai en répétant qu’il y’en aurais beaucoup plus dans la plus vieille partie de la ville. Suite à quelques reproches comme quoi je connaissais pas la ville j’expliquai que dans tout pays catholique, l’église marquait le centre ville, ici, comme il y’en a un nombre assez élevé, nous devons regarder après la plus grande et la plus riche. Résultat : j’ai trouvé la rue marchande et même la place avec le marché… Après quelques emplettes, il fut l’heure de retourner pour prendre l’avion… Après les adieux déchirants avec Miss Big Boss, quelques petits problèmes avec la carte d’embarquement de Caro-lynn, un pot de miel cassé et un passage au détecteur de métaux, nous sommes enfin arrivés en zone internationale, un p’tit tour dans les boutiques histoire de ramener des produits locaux : Vodka du Danemark, Smarties des Pays-Bas, j’en passe et des meilleures… Ensuite, après un peu d’attente, pour ne pas changer, nous avons enfin pu monter dans l’avion et choisir nos places dans le fond… Après presque 2h15 de vol, quelques blagues et un sandwich, nous sommes arrivés sur le sol belge de Charleroi où nous n’avons plus eu qu’à attendre nos bagages…

Une fois sortis ce furent les adieux déchirants entre Asma, Maya, Caro-lynn, Astrid, Sebastian et moi tout en se promettant de se revoir…

Cédric Michaux, clown officiel de l’expo
Astrid Hayden, interprète officielle de l’expo

Voyage en Espagne

Lors du concours-exposition 2004 des JSB, plusieurs groupes ont gagné un voyage en Espagne à La Coruna pour participer à la XV Xuntanza Luis Freire, conférences scientifiques organisées par INICE (Instituto de Investigaciones Científicas y Ecológicas).

Le jeudi 28 octobre Gamzé et Nassiba (de Jette), Gaëlle et Léa (Ath) et Odile et Géraldine (Charleroi) avons retrouvé notre accompagnateur Sébastian à l’aéroport de Zaventem. Nous sommes arrivés au petit aéroport de La Coruna vers 18h00 après une escale à Madrid. Ou le groupe a du attendre deux heures a cause d’une confusion d’horaires => Géniales parties de cartes.

Le lendemain, vendredi 29 octobre après une bonne nuit, Ouf ! Le déjeuner est à 10 h 00 ! Nous avons ensuite pris la direction de la belle petite ville de Sada et de son port pour une petite visite. De retour à l’auberge, après midi, nous avons fait une partie de basket sous la pluie. Ensuite, installation de nos stands. En soirée, ping-pong, Internet, présentation du concours par les organisateurs de INICE et jeu de Bingo.

Le samedi 30 octobre les choses sérieuses commencent avec les 1 ères présentations des projets du concours. Exposé sur le cormoran en espagnol ! !. Après midi, il y a eu la 2ème série de présentations des sujets. Il faut savoir que, contrairement au concours exposition des JSB, INICE conçoit son activité comme des conférences, mais sans exposition de panneaux, matériel… Au soir, nous avons fait une activité manuelle avec des fruits d’automne, puis, soirée animée par les organisateurs espagnols, « déconnades » et rires. Soirée disco pour tous.

Le dimanche 31 octobre nous avons pris l’autocar pour aller jusqu’à La Coruna où nous avons visité le musée du corps humain (dôme) où se déroulait une exposition interactive. Puis, l’ « aquarium finisterrae ». Enfin, la maison de la science, avec ses petites expériences bien intéressantes. Nous avons marché jusqu’à la place Maria Pita (la Jeanne d’Arc espagnole). Au soir, concert de musique folklorique par le groupe espagnol « Nazona ». Bonne partie de plaisir quand nous avons dansé sur cette musique puisqu’il s’agissait d’un pari entre nous.
Nous avons suivi la tradition espagnole qui consistait à participer à la Kémada (eau de vie à laquelle on met le feu).

Le lundi 1 novembre, réunion de clôture du concours 2004 et vision des photos prises pendant la semaine. On a visité le parc de l’auberge pour d’autres photos. Autre tradition : plantation d’un arbre : Araucaria imbrica. On nous a remis les diplômes et nous avons ensuite démonté nos stands. Départ de nos amis et correspondants espagnols. Nous avons joué au foot entre nous, puis, promenade à Sada toute l’après-midi. Soirée: mimes et cartes.

Le mardi 2 novembre Nous avons été à La Coruna pour faire du shopping et visiter la vieille ville. Nous avons passé la soirée à jouer aux cartes et à appeler les esprits. On a fait les valises, et oui ! Déjà le dernier jour ! !

Le mercredi 3 novembre nous avons rejoint l’aéroport de Coruna où Sébastian a dû passer le contrôle en chaussettes ! !
A Barcelone, le temps minimum que l’on avait pour prendre la correspondance s’est transformé en ? 2 h00 d’attente à cause d’un avion allemand qui avait perdu une pièce sur la piste. Une fois dans l’avion, on nous a fait attendre car il y avait des passagers « fantômes », alors qu’ils étaient déjà dans l’avion ! Nous sommes arrivés à Bruxelles à 20h40 au lieu de 18h30 !

Conclusions

Voyage merveilleux.
Sébastian, notre accompagnateur polyglotte parfait, on ne voudrait plus s’en passer tant il est gentil et compétent.
Accueil très sympa et bien organisé par nos correspondants espagnols.
Nourriture avec spécialités locales excellente et copieuse (trop peut-être… aie la ligne !)
Entente dans le groupe digne d’une longue amitié naissante.

Bref, ce séjour, nous nous en souviendrons très longtemps en tant qu’aventure humaine, scientifique et culturelle.

Merci, merci mille fois aux JSB et à INICE.

Le seul regret de Odile et Géraldine quant au concours est de ne pas l’avoir fait plus tôt (c’était leur première participation) Mais elles comptent bien y revenir cette année scolaire car l’ambiance y est formidable.

A bientôt et encore merci à tous

Gaëlle, Gamzé, Géraldine, Léa, Nassiba, Odile